Mort de Gérard Collomb : Emmanuel Macron sera présent à ses obsèques mercredi à Lyon

Gérard Collomb s’est éteint samedi 25 novembre à l’âge de 76 ans. Ses obsèques seront célébrées mercredi 29 novembre à la cathédrale Saint-Jean à Lyon. Emmanuel Macron sera présent pour rendre hommage à l’ancien maire de la capitale des Gaules.

Gérard Collomb et Emmanuel Macron à l’Élysée le 30 octobre 2017.

Gérard Collomb est décédé samedi dernier à l’âge de 76 ans, des suites d’un cancer de l’estomac. Il a bénéficié à sa demande « d’une sédation profonde qui lui a permis de s’éteindre paisiblement », selon son épouse Caroline Collomb. Les drapeaux ont été mis en berne sur la mairie de Lyon. Dès à présent, les Lyonnais peuvent se recueillir auprès du cercueil de l’ancien édile. Ses obsèques auront lieu mercredi 29 novembre à la cathédrale Saint-Jean, au coeur du quartier historique du Vieux-Lyon. Emmanuel Macron sera présent. Entre les deux hommes, c’est l’histoire d’une amitié tourmentée.

Un soutien de la première heure d’Emmanuel Macron

En 2016, Gérard Collomb est parmi les premières figures socialistes à rejoindre Emmanuel Macron dans son aventure présidentielle. Il jouera un rôle clé dans son élection, en lui apportant la caution d’un baron local. Celui qui est alors maire de Lyon est nommé ministre de l’Intérieur en 2017 au sein du gouvernement d’Édouard Philippe. De son passage place Beauvau, on retient la mise en place des 47 quartiers de reconquête républicaine et la loi sur l’asile et l’immigration.

Mais c’est son discours lors de son départ du ministère de l’Intérieur en 2018 qui restera dans les esprits. Gérard Collomb avait alerté sur la montée du séparatisme en France : « C’est la loi du plus fort qui s’impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République. Aujourd’hui, on vit côté à côte. Je crains que demain on ne vive face à face. » 

Opposé à la politique migratoire du président

Ces dernières années, l’ancien maire de Lyon s’est montré très critique à l’égard de la politique menée par le président de la République. « Quand vous entendez Macron, sur tous les problèmes, il vous dit une chose puis une autre. Un coup dans le zig, un coup dans le zag », avait-il déclaré en janvier à nos confrères de Challenges.

C’est seulement l’année dernière qu’il a révélé les réelles raisons de son départ de la Place Beauvau, dans une interview à Le Point. En cause, son opposition à la volonté d’Emmanuel Macron d’ouvrir des centres controlés pour accueillir les migrants. « Si je laisse se réaliser l’installation de ce centre de contrôle, je me sentirai plus tard responsable des actes qui pourraient entraîner la mort de personnes », confiait-il en référence à l’assassinat de Laura et Mauranne à Marseille par un tunisien en situation irrégulière.

Hicham-Mehdi Zemrani

En savoir plus sur le sujet :