Festival : le Printemps de Bourges entame sa 48ème édition

La saison des festivals d’été est officiellement ouverte. Direction le centre de la France, le Printemps de Bourges a entamé sa 48ème édition. Il a débuté le mardi 23 avril et se clôturera le dimanche 28 avril prochain. Ce rendez-vous annuel réunit des centaines d’artistes connus ou émergents, mettant en avant la diversité et la créativité de la scène musicale contemporaine.

Printemps de Bourges 2024
Printemps de Bourges ©Manon Fossat (non libre de droit)

Cette année, le Printemps de Bourges aura une saveur particulière. Populaire, rural, solidaire, festif, avec ces arguments, Bourges réussit à devenir la prochaine Capitale européenne de la culture française en 2028, succédant à Paris (1989), Avignon (2000), Lille (2004) et Marseille (2013).

« La fête, c’est le leitmotiv de cette édition », promet Pauline Curel, la directrice-adjointe du festival. Déjà trois soirées au W sont complètes, plusieurs concerts dans des plus petites salles aussi. Entre les concerts payants, les animations dans les bars, une forte affluence est attendu au village du Printemps – autour de 250 000 festivaliers. « On est revenu sur des niveaux de billetterie de 2018-2018, avant la pandémie, explique Pauline Curel. Et ça, c’est très encourageant. Ça veut dire qu’on a réussi à aller récupérer nos publics et à éduquer ceux qui n’avaient peut-être pas encore pris cette habitude. C’est un signe de vitalité très important pour nous ».

Depuis sa création en 1977, le festival est très vite devenu un incontournable de la scène musicale française, à l’instar du festival Jazz in Marciac ou des « Vieilles Charrues » qui auront lieu cette année. Le festival propose une programmation variée incluant rap, pop, chansons françaises et électro. Mais aussi des inclassables : Fatoumata Diawara, chanteuse, comédienne et autrice-compositrice-interprète malienne décrit son genre musical : « C’est un brassage de deux cultures : le Mali mêle à une musique contemporaine », exprime-t-elle dans une interview accordée à TV5Monde. 

Un mélange éclectique d’artistes français tels que PLK ou Josman, ainsi que des stars internationales comme Mika et Shaka Ponk. Mais également l’occasion pour de nouveaux talents d’émerger grâce au dispositif national des Inouïs du Printemps de Bourges, ayant révélé des artistes tels que Christine and The Queens, Fakear, Feu ! Chatterton, Thylacine, HyphenHyphen, Odezenne et bien d’autres.

Cette année l’évènement célèbre les 80 ans de Françoise Hardy, une icône de la chanson française. La création autour de Françoise Hardy. Hier, mercredi 24 avril au Palais d’Auron, c’était très attendue par les fans de l’icône des yéyés. À l’occasion des 80 ans de la chanteuse, l’ancien leader du groupe pop Revolver, Sage (Ambroise Willaume de son vrai nom), s’est entouré d’artistes d’exception dont Clara Luciani souvent comparée à l’idole des sixties. 

« Avec ce festival, Bourges revit un peu »

Dans la foule, l’une des spectatrices voit le festival prendre vie avec excitation. « Je suis agréablement surprise. Avec ce festival, Bourges revit un peu« , s’en réjouie-t-elle, dans un micro-trottoir de Berry Le Républicain. 

Les artistes expriment le même état d’esprit : « On ressent beaucoup d’excitation. Ce rendez vous est important pour les artistes, le public et toute l’industrie qui a préparé le festival. Et, jouer en festival, ce n’est pas pareil que dans une boîte ou un concert classique. Le set de festival est court, bref, passionné, énergique et puis évidemment il y a cette rencontre particulière avec le public », DJ Martin Solveg, l’un des 30 DJ les plus écoutés dans le monde.

Au programme ce jeudi 28 avril au W, Shaka Ponk. Au Palais d’Auron, Eddy de Pretto. Mais aussi, Eloi aux Inouïs.

Yasmine Boutaba