Le premier des festivals du printemps a lancé sa saison mardi 23 avril. La 48e édition du Printemps de Bourges, se tenant jusqu’à dimanche, met l’accent ce jeudi 25 avril sur des musiques populaires et éclectiques.

Le Printemps de Bourges, premier festival de la saison, a ouvert ses portes mardi 23 avril pour une 48e édition. En raison de sa désignation comme capitale européenne de la culture en 2028, la ville entend bien en mettre plein la vue aux visiteurs.
Sur les scènes ensoleillées du festival aujourd’hui : Shaka Ponk, Eddy de Pretto ou encore Olivia Ruiz.
Ce jeudi en fin d’après-midi au sein du sublime palais Jacques Cœur, une rencontre inédite sous le signe de la poésie engagée. Lucie Antunes, musicienne électro et Anna Mouglalis, comédienne, s’allient sur scène. Les deux artistes viennent lire des textes marqués par le féminisme de la romancière Monique Wittig. Ses vers vont résonner dans la bouche de l’actrice, qui en janvier dernier témoignait avoir été victime de « prédation sexuelle » par Phillipe Garrel, réalisateur français.
L’érotisme de vivre- Catherine Ringer
À la maison de la culture de Bourges, Catherine Ringer, 66 ans se produit dans « L’érotisme de vivre » sur des poèmes d’Alice Mendelson. En plus de 40 ans de carrière, la chanteuse est devenue une artiste pluridisciplinaire. Mannequin à huit ans puis actrice dans des téléfilms, la signature vocale du groupe Rita Mitsouko se risque pour la première fois sur scène à la récitation de poèmes. « Je suis ravie d’ajouter une corde de plus à ma lyre », se justifie l’artiste dans une interview accordée à FranceInfo.
Eddy de Pretto
Dans un autre registre poétique, retrouvez l’artiste pop Eddy de Pretto dès 19h30 ce soir. « J’essaie de mettre du beau, de la poésie sur les choses », confie-t-il au Berry Républicain dimanche 21 avril. « Crash Cœur », le nom de son album. Les 1 800 spectateurs de la salle du Palais d’Auron verront leurs cœurs écorchés par les mélodies du chanteur de 30 ans.
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Shaka Ponk
Comme il y en a pour tous les goûts au Printemps de Bourges, Shaka Ponk, groupe mythique du rock français revient dix ans après au festival. Né au début des années 2 000, l’ensemble musical avant-gardiste parisien s’est rapidement distingué par son approche révolutionnaire de la musique entre rock punk et électro. Le groupe fait ses adieux cette année. Shaka Ponk, jusqu’à sa dernière date, en novembre dernier, ce sont des salles pleines. Sur les titres « Je n’aime pas les gens » ou « my name is stain », le groupe entend bien embraser la scène du chapiteau du W en ouverture de soirée.
Olivia Ruiz
Des grands noms de la chanson française ce jeudi également, en fin de journée Olivia Ruiz. La chanteuse de 44 ans a sorti son album « La Réplique » le mois dernier. Un retour en musique attendu après sept ans d’absence musicale. Une artiste majeure de sa génération avec des titres militants et flamboyants. La fraîchement nommée porteuse de la flamme olympique en juillet prochain évoque « tous les gens qui trimballent une différence », indique-t-elle dans un entretien adressé au Télégramme, le 20 avril dernier. Des paroles engagées, Olivia Ruiz souhaite donner de la visibilité aux femmes victimes de féminicides. Dans « Tu danses » elle rend hommage à une femme de 62 ans tuée par son mari en mars 2022 à Pithiviers (Loiret).
Hoshi
Si cette journée a commencé en douceur et poésie, elle se termine jusqu’à tard dans la nuit avec la venue sur la scène du W d’Hoshi. La chanteuse révélée par « Ta Marinière » en 2018, défend à chaque concert ses convictions : la tolérance, la lutte contre l’homophobie et le cyberharcèlement. Ça commence par un « Mauvais rêve » avec des musiciens qui apparaissent en ombres chinoises, derrière un rideau. Après quelques soucis de santé en ce début d’année, l’artiste démarre sa tournée printannière ce jeudi.
Pratique. Pour plus de renseignements rendez vous sur le site du festival.