Hausse du prix des cigarettes, espaces sans tabac, interdictions des « puffs »… Ce mardi 28 novembre, le ministre de la Santé et de la Prévention Aurélien Rousseau a annoncé une série de mesures pour lutter contre le tabagisme en France.

Pour « relever le défi d’une génération débarrassée du tabac dès 2032 », le gouvernement a présenté mardi un nouveau plan de lutte contre le tabagisme. Parmi les mesures phares, rendre le paquet moins abordable, en relevant son prix à un minimum de 13 euros courant 2026, avec une première étape à 12 euros en 2025.
Les espaces sans tabac vont être généralisés à toutes les plages, parcs publics, forêts, et aux abords de certains lieux publics, notamment les établissements scolaires, a annoncé M. Rousseau. Et pour cause, les fumeurs et fumeuses, dans leur très grande majorité, commenceraient à fumer à l’adolescence d’après le Comité National Contre le Tabagisme (CNCT).
Les jeunes dans le viseur de l’anti-tabac
« Comme la Première ministre s’y était engagée, nous interdirons les puffs, une aberration tant de santé publique qu’environnementale », a annoncé le ministre de la Santé et de la Prévention. Cette cigarette électronique jetable au goût « de barbe à papa » ou « mojito », avec ou sans nicotine, séduit collégiens et lycéens alors qu’elle est interdite à la vente pour les mineurs.
Le plan anti-tabac entend aussi poursuivre les travaux des dernières années pour rendre le tabac moins attractif en instaurant un paquet neutre, sans logo de marque, pour tous les produits du tabac et du vapotage.
Un plan à long terme
L’objectif est double : prévenir l’entrée dans l’addiction chez les plus jeunes, et mieux accompagner les fumeurs et fumeuses vers l’arrêt du tabac, en particulier chez les plus modestes. Après une baisse d’une ampleur inédite entre 2016 et 2019, le tabagisme s’est stabilisé en France, mais les inégalités sont fortes en fonction du milieu social.

Population des 18-75 ans. Lecture : 17,7 % des diplômés de l’enseignement supérieur fument quotidiennement, contre 32 % des non-diplômés. Source : Santé publique France – © Observatoire des inégalités
Pour accompagner les fumeurs vers l’arrêt du tabac, le nouveau dispositif « Mon bilan prévention », que le gouvernement entend instaurer aux âges clés de la vie, « sera l’occasion de systématiser le repérage du tabagisme », assure le ministère.
En France, le tabac est la première cause de mortalité évitable, avec près de 75 000 morts par an.
Coralie Chovino
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