Lundi s’est ouvert, devant le tribunal de Paris, le premier procès des cyberharceleurs de Magali Berdah, directrice d’une agence d’influenceurs.

Magali Berdah, entrepreneuse auprès d’influenceurs, a porté plainte pour une vague de cyberharcèlement, vécu entre mai et septembre 2022. Le procès s’est ouvert lundi, devant 10e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris. Il se poursuit jusqu’au début de l’année 2024. 13 premières personnes ont été interrogées. En tout, 28 cyberharceleurs présumés seront entendus. L’harcèlement en ligne a été encouragé par le rappeur Booba. Ce dernier ayant soupçonné Magali Berdah « d’arnaque » en soutenant des « influvoleurs ».
Un procès en trois actes
- Lundi 27 novembre s’est ouvert le première procès d’une longue série. Il se poursuit aujourd’hui, mardi 28 novembre, ainsi que le 4 et le 5 décembre.
- Un deuxième procès se tiendra du 11 au 12 décembre. Huit prévenus seront jugés.
- Enfin, sept personnes seront entendu le 24, 29 et 30 janvier 2024.

Un harcèlement qui s’est récemment amplifié
Le cyberharcèlement subit par l’entrepreneuse faisait suite aux accusation de Booba. Les critiques portaient principalement sur les pratiques commerciales trompeuses que ces clients influenceurs pratiques. Récemment, Magali Berdah a dénoncé une nouvelle forme d’harcèlement. Qui s’apparenterait, cette fois-ci, à de l’antisémitisme. Dans un contexte où l’hostilité envers la communauté juive augmente.
Pour approfondir :
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